Lexique de la quincaillerie et du jargon astronomiqueimage066

Vous vous demandez ce qu'est un oculaire, un cheschire, une Barlow, une bague allonge… ou encore comment le grossissement se calcule, quelle différence il y a entre un porte-oculaire et un Crayford.


Cette rubrique est là pour répondre à vos interrogations !

Airy (tâche)

Du fait de la nature de la lumière, les rayons issus d'une étoile ne focalisent pas en un point mais en une tache circulaire

 Tâche d'Airy
Araignée

Il s'agit des tiges métalliques qui supportent le miroir secondaire des télescopes de type Newton.

Araignée
Autoguidage

L'autoguidage consiste à suivre précisemment une étoile à l'aide d'une petite lunette solidaire du télescope, et à l'aide d'une caméra et d'un logiciel informatique, de s'assurer que l'étoile guide reste en permanence au même endroit sur l'image captée. L'ordinateur envoie des corrections à la monture pour contrecarrer les erreurs mécaniques inévitables de son entrainement. C'est la seule façon de réaliser des photos en pose longue (plus de 1 minutes) avec du matériel amateur.

autoguidage
Azimutale (monture)

Une monture azimutale ou encore alt-az (altitude - azimutale) comporte un axe vertical, l'axe d'azimut, et un axe horizontal, l'axe d'altitude. Cette disposition rend son emploi très simple et intuitif mais ne permet pas facilement de suivre un objet dans le ciel car son suivi nécessite d'actionner les rotations autours des deux axes. La monture équatoriale quant à elle ne nécessite qu'un seul axe.

azimutale
Bague allonge

Dans certains cas, même en reculant l'oculaire au maximum, il n'est pas possible de faire la mise au point. On doit alors installer une bague allonge de façon à reculer l'oculaire au-delà de ce que permet le porte oculaire.

Bague allonge
Bague T/T2

Lorsqu'on veut installer un appareil photo sur un télescope, on doit installer un adaptateur entre le système de fixation des objectifs et le porte oculaire. On utilise pour cela une bague spéciale adaptée à la marque de l'appareil photo, dite Bague T ou T2.

Bague T
Barillet

Le barillet est le support du miroir primaire. Il dispose de vis tirantes et poussantes qui permettent de modifier légèrement l'inclinaison du miroir de façon à assurer sa collimation.

Barillet
Barlow

Il s'agit d'un appareil optique spécial qui s'insère dans le porte oculaire et dans lequel on glisse l'oculaire. Sa propriété est de rallonger la focale du télescope et donc de gagner en grossissement. Par exemple, une Barlow X2 installée sur un télescope de 750 mm de focale et utilisée avec un oculaire de 15 mm permettra d'atteindre un grossissement égal à 2 x 750 / 15 = 100.

Barlow
Chercheur

Un chercheur est une petite lunette astronomique de 30 à 50 mm de diamètre équipée de fils croisés à l'intérieur, qui permet de viser assez rapidement un objet. Avant d'utiliser le télescope, il est important d'aligner le chercheur avec le télescope (sinon chacun visera autre chose). Pour cela, viser une étoile très lumineuse dans le ciel avec le télescope, puis régler les molettes ou vis du chercheur pour que cette étoile se retrouve pile dans le centre du chercheur.

Chercheur
Cheschire

Il s'agit d'un tube spécial qu'on insère dans le porte oculaire et qui permet de réaliser la collimation de son télescope. On peut aussi utiliser un laser de collimation ou un oeilleton.

Cheschire
Collimation

La collimation concerne essentiellement les télescopes newtoniens dont les miroirs sont plus sujets à dérèglement. Les lunettes sont bien plus stables. La collimation consiste à réaligner les miroirs primaires et secondaires pour que leurs axes optiques soit parfaitement dans l'axe optique du porte oculaire. On utilise pour cela un cheschire ou un laser de collimation.

 collimation
Coma

La coma est un défaut optique inhérent aux miroirs paraboliques. En dehors de l'axe optique du miroir, les rayons lumineux ne convergent plus exactement en un point mais forment une petite tache allongée que l'on appelle coma. Des lentilles ajoutées dans le porte oculaire permettent de corriger ce défaut. Ce sont les correcteurs de coma.

 coma
Correcteur de coma

Les télescopes de Newton sont affectés d'un défaut qui s'amplifie quand on s'éloigne du centre de l'image. Les étoiles semblent s'étaler en formant des petits triangles flous. C'est la coma. Un correcteur de coma est un groupe de lentilles optiques qui va corriger ce défaut. Il se place dans le porte oculaire avant l'oculaire.

Correcteur de coma
Crayford

C'est un porte oculaire assez précis et simple à réaliser, très populaire dans les télescopes newtoniens. Un tube coulisse sur des roulements à billes et une barre lisse entrainée par une molette permet, par friction, de faire avancer ou reculer le porte oculaire.

Crayford
Dobson

Du nom de John Dobson, un américain. Il s'agit d'un concept mis au point dans les années 1970 et non d'un télescope particulier, qui consiste à simplifier à l'extrême les diverses pièces d'un télescope de newton afin d'en baisser les coûts de fabrication, de mettre sa réalisation à la portée des amateurs tout en assurant une très grande qualité et une installation très rapide. Depuis, ce concept a été industrialisé et permet d'accéder à des télescopes de gros diamètre (plus de 300 mm) à des tarifs abordables. Ce télescope repose simplement sur un support qui fait office de monture azimutale.

dobson
Doublet (achromatisme)

Un doublet est un groupe de 2 lentilles destinées à corriger en partie le chromatisme inhérent aux réfracteurs. On en rencontre donc dans les lunettes moyenne de gamme, les viseurs polaires, les chercheurs et les lunettes d'autoguidage. La correction du chromatisme ne se fait que sur une faible gamme de longueur d'onde, généralement dans le vert, zone où l'oeil humain est le plus sensible. Les lunettes qui corrigent sur tout le spectre visible sont équipées de triplets apochromatiques.

doublet
Échantillonnage

L'échantillonnage d'un capteur est la portion de ciel vue par un photosite du capteur. Il se mesure en seconde d'arc.echantillonnage

La théorie démontre que l'échantillonnage doit à peu près être égal à moitié de la taille du plus petit détail visible. Le plus petit détail visible par un télescope est la tâche d'Airy. On en déduit alors la focale idéale d'un télescope en fonction de son capteur.

 Échantillonnage
Équatoriale (monture)

Une monture équatoriale a son axe principal (ascension droite) dirigé parallelement à l'axe de rotation de la Terre. L'autre axe (déclinaison), perpendiculaire, permet d'explorer les autres directions. Il suffit juste de faire tourner la monture autours de l'ascension droite pour suivre le mouvement des étoiles. On distingue plusieurs familles de montures équatoriales, les montures allemandes, anglaises et à fourche. La monture équatoriale nécessite une mise en station parfaite pour bien fonctionner. L'autoguidage permet de tolérer des mises en stations imparfaites.

equatoriale
Focale

La focale est une grandeur habiuellement exprimée en mm qui représente la distance à laquelle les rayons lumineux issus des étoiles convergent en un point après avoir traversé la lentille de la lunette ou après avoir été réfléchis par le miroir primaire du télescope. Plus la focale est longue, plus la zone observée (on dit le champs) sera étroite.

 focale
Grossissement

Le grossissement, habituellement noté G, est le rapport entre les longueurs focales du télescpe et de l'oculaire. Le grossissement est souvent un argument de vente pour le matériel très bas de gamme et des chiffres fantaisistes sont souvent annoncés. Pour utiliser au mieux son équipement, il est préférable de s'en tenir à des valeurs qui se calculent en fonction de son diamètre D exprimé en mm :

grossissement

  • grossissement minimum = D / 7 (en dessous le vignettage sera énorme et on commence à voir l'ombre du secondaire)
  • grossissement maximum utile = D x 2 (au delà la perte de contraste et de détails devient génante)
  • grossissement maximum extrème = D x 2,4 (au delà on ne gagne aucun détail et l'image perd complêtement en contraste pour devenir illisible)
 Grossissement abusif !
Laser de collimation

Comme le cheschire, ce laser se glisse dans le porte oculaire et permet de réaliser la collimation du télescope. Le laser doit lui aussi être correctement réglé, ce qui est loin d'être le cas avec le matériel sorti d'usine. Un cheschire sera donc en général plus précis.

laser de collimation
Lunette (de Galilée)

La lunette astronomique a été inventée au milieu du XVIe siècle et rendue célèbre par Galilée au début du XVIIe siècle. Il s'agit d'un réfracteur, c'est à dire que la lumière est concentrée vers l'oculaire en passant au travers d'un groupe de lentilles. Les lunettes, comme tous les réfracteurs, sont très sensibles au chromatisme et des formules optiques ont été mises au point pour pallier ce défaut. On parle alors de lunettes achromatiques (à doublet) ou apochromatiques (à triplet).

La complexité de fabrication des lentilles, ainsi que la correction du chromatisme, rendent les lunettes très coûteuses dès que le diamètre devient conséquent (plus de 60 mm).

lunette
Micro-focuser

Le micro-focuser se place sur ou à la place de la molette du porte oculaire et permet de démultiplier la précision du mouvement du porte oculaire. En général le rapport est de 1 pour 10, c'est-à-dire que 10 tours de la molette du micro-focuser font faire 1 tour à la molette du porte oculaire.

Micro-focuser
Mise en station

La mise en station consiste, pour une monture équatoriale, à aligner l'axe d'ascension droite de la monture parallèlement à l'axe de rotation de la Terre. On s'aide pour cela du viseur polaire intégré à la monture pour aligner sommairement la monture, puis de méthodes plus précises (King ou Bigourdan) pour affiner la mise en station.

mes
Newton

Un télescope de Newton est un réflecteur, c'est à dire que la lumière se réfléchit sur un miroir concave, le miroir primaire, puis est envoyée sur le coté par un petit miroir incliné à 45°, le miroir secondaire, vers l'oculaire. Cette idée vient de Newton (Isaac, pas Helmut), et a largement contribué au développement de l'astronomie scientifique dès lors que la fabrication de surfaces réfléchissantes stables a été mise au point.

La fabrication des miroirs est, depuis plus de 100 ans, à la portée des amateurs.

newton
Oeilleton
On utilise un oeilleton pour collimater son télescope. Il s'agit d'un capuchon percé d'un trou en son centre, qu'on place sur le porte oculaire et qui permet de regarder le miroir secondaire, sa position et le miroir primaire.
 oeilleton
Oculaire

Un oculaire est une sorte d'objectif qu'on insère dans le porte oculaire. Il permet de focaliser les rayons lumineux captés par le télescope de façon à ce qu'ils puissent être vus par l'oeil humain. Un chiffre exprimé en mm est indiqué sur l'oculaire. C'est sa focale. On déduit le grossissement apporté par l'oculaire en divisant la longueur focale du télescope par la focale de l'oculaire. Un oculaire de petite focale grossira donc plus qu'un oculaire de grande focale. Attention à ne pas grossir plus de 2 fois le diamètre du télescope (exprimé en mm) car au delà l'image devient complètement floue.

Oculaire
Porte Oculaire

C'est l'appareil dans lequel on glisse l'oculaire. Il dispose d'un système, en général une molette, qui permet d'avancer ou reculer l'oculaire et de faire la mise au point pour obtenir une image nette. Le plus populaire en ce moment est le type Crayford. Dans certains cas, même en reculant l'oculaire au maximum, il n'est pas possible de faire la mise au point. On doit alors installer une bague allonge.

 porte-oculaire
Primaire (miroir)

Il s'agit du miroir placé au fond des télescopes. C'est lui qui collecte la lumière et la réfléchi vers le miroir secondaire. Les miroirs des télescopes de qualité ont un petit autocollant posé en leur centre qui permet de réaliser la collimation.

Miroir primaire
Pare-buée

Les lunettes ont leur lentille directement exposée à la buée. On retarde son apparition en mettant un tube autours de la lentille, c'est le pare-buée. Les newtons sont moins sensibles mais on fabrique souvent des pare buées pour ralentir l'apparition de la buée sur le secondaire.

Pare buée
Platine de queue d'aronde

C'est la partie solidaire de la monture sur laquelle vient s'emboiter la queue d'aronde.

Platine
Queue d'aronde

C'est une barre en aluminium vissée sous la lunette ou le télescope et sur laquelle la monture se clipse.

Queue d'aronde
Réticule

Un réticule est un dessin (une croix, un repère…) placé dans le chercheur ou le viseur polaire. Sa position est telle qu'on peut voir le dessin du réticule net tout en regardant les étoiles pourtant situées à l'infini.

Réticule
Secondaire (miroir)

Il s'agit du petit miroir ovale incliné à 45° à proximité de l'ouverture du télescope newtonien. Il réfléchi le rayon lumineux issu du miroir primaire vers l'oculaire.

Miroir secondaire
Telrad

C'est une sorte de viseur à point rouge très robuste et pratique, qui est quand même assez encombrant, lourd et prend très facilement la buée. Au lieu d'un point rouge, il projette deux cercles concentriques qui facilitent grandement la visée et la navigation de proche en proche.

Telrad
Triplet (apochromatisme)

Un triplet est un groupe de 3 lentilles qui équipe les lunettes haut de gamme. Il corrige le chromatisme inhérent aux réfracteurs sur une large bande de longueur d'onde, du bleu au rouge. On parle alors de système apochromatique.

triplet
Viseur à point rouge

Il s'agit d'un petit appareil qui projette l'image d'un point rouge sur une petite plaque de verre. En regardant au travers de cette plaque, on peut voir nets en même temps les étoiles dans le ciel et le point rouge. Certains de ces viseurs, les Telrads par exemple, dessinent des cercles concentriques ce qui facilite le pointage.

Viseur à point rouge
Viseur polaire

On trouve un viseur polaire dans une monture équatoriale. Cette petite lunette est installée dans l'axe de rotation principal (ascension droite) de la monture. Lors de la mise en station, on se sert du viseur polaire pour orienter l'axe de la monture avec l'axe de rotation de la Terre en plaçant l'étoile polaire dans un repère gravé sur le réticule du viseur polaire.

Viseur polaire

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